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Quel beau métier, professeur !

Quel beau métier, professeur !

La face cachée du beau métier d'enseignant, en direct live d'un collège niçois. Plongée sans concession dans le monde merveilleux du collège inique (ta mère).


Numérique ta mère - 3 -

Publié par Bob Leprof sur 20 Avril 2016, 17:30pm

(Le numérique à l'école : chronique d'une catastrophe annoncée)

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Numérique ta mère - 3 -

L'inspecteur qui n'aimait pas les livres

Une récente discussion à bâtons rompus avec mon inspecteur pédagogique (oui, oui, il m’arrive parfois de m’égarer complètement) m’a laissé tout déconfit. Il y était, entre autre, question de l’avenir du livre. Du livre papier s’entend. Question moins cruciale que le calendrier des vacances scolaires, certes, mais importante quand même.

Pour M. l’inspecteur, et pour résumer grossièrement sa pensée (si tant est que l’on puisse qualifier de pensée cette absence totale de réflexion), le livre papier va bientôt disparaître au profit des outils numériques, tablettes notamment. Certes, nous sommes tous amenés, à plus ou moins brève (d)échéance, à disparaître. Et cette constatation, pour la grande majorité d’entre nous, ne nous empêche pas de dormir (bien que cela soit quand même assez contrariant). Or, et c’est la raison principale de la déconfiture que j’évoquais en ouverture de ce passionnant article, cette disparition programmée du livre papier ne semblait pas émouvoir outre mesure mon interlocuteur. Pire, il semblait même l’appeler de ses vœux, conséquence inéluctable (et souhaitable ?) de cette révolution numérique présentée comme synonyme de progrès pour nos chères têtes brunes.

Pour bien prendre la mesure de cette annonce, un inspecteur pédagogique fait le lien entre la base (les enseignants) et le sommet de la pyramide (le ministère). Cet important rouage ne peut donc, dans le cadre de sa fonction, avoir d’opinion personnelle. Son rôle se limite à répercuter la bonne parole ministérielle et à veiller à son application. Impossible, donc, de mettre cette mort annoncée du bouquin sur le compte d’un cas isolé de sénilité précoce. Non, il s’agit bien d’une volonté délibérée, planifiée et organisée au plus haut niveau de l’Etat de remplacer le livre papier par le tout numérique.

(A suivre)

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